Aujourd’hui, après trois semaines de crises alimentées par des pulsions destructrices, et ponctuées par des passages à l’acte que la dépendance affective peut seule expliquer, je suis retourné au cinéma : Deux sÅ“urs pour un roi, avec Natalie Portman, Scarlett Johansonn et Eric Bana. Les images, pourtant si présentes dans ma vie, les bonnes et les mauvaises, et si constitutives, s’étaient défaites, détachées de moi, m’isolant un peu plus dans la méfiance et les jugements délirants. Pendant la projection, j’ai pensé à Anna Boleyn, d’Ernst Lubitsch, sans arriver à me souvenir du film.

 

Premier « déplacement Â» réussi. Le bénéfice est minime, mais il compte et c’est le plus important. J’ai aussi acheté Le Monde, que je ne lisais plus depuis tout ce temps. J’ai eu envie de continuer l’écriture de ce blog. En ce moment, je lis Eva ou Le journal interrompu, de Jacques Chardonne. J’y trouverai sans doute quelques citations à mettre dans la rubrique « Notes de lecture Â».

 

Cette nuit, j’ai rêvé que je devais quitter mon appartement, chassé par une décision de l’agence immobilière de scinder en deux le logement pour vendre chaque partie séparément. J’étais désespéré, j’ai pleuré en expliquant à la gérante de l’immeuble que je ne pouvais pas quitter l’appartement où j’avais aimée plusieurs années auparavant la femme de ma vie. Toujours ce motif de la séparation, du deuil, de la perte du monde et de la coupure. J’éviterai d’y voir une figure psychanalytique trop évidente pour expliquer mon état d’esprit présent. Il doit s’agir, plus simplement, d’accepter de « partager Â» mon amour avec une autre femme.

 

Par devantdaphnee - Voir les 0 commentaires
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