(pendant la nuit)
Je m’accroche bien finalement. Le pire est évité, je crois. Cette histoire amoureuse, comme j’aurais pu le prévoir, l’a emporté sur les crises d’angoisse qui m’ont conduit à la rupture — l’explication viendra en son temps.
(au matin)
Je devrais me méfier davantage de ces faux dénouements. Les matins sont très durs. Je me suis réveillé avec une boule d’angoisse. Tout est à recommencer. Pour m’apaiser, je viens de passer une heure et demie sur le récit des épisodes 2 et 3 de la rencontre. Je les mettrai en ligne ce soir. L’épisode 4 sera très plaisant à écrire, il correspond à des souvenirs d’une grande douceur.
(17h25)
J’avais raison ce matin. Quelle tristesse dans les rues cet après-midi ! Je continue à attendre des nouvelles de Daphnée. Je déambule hagard dans la ville, je la cherche en toute femme…
Je ressors. Trop d’angoisse.
(22h)
Au total, je suis resté 6h en ville aujourd’hui, à tourner en rond, à faire quatre fois le tour des Halles. J’ai dû doubler la dose d’anxiolytique.
Ce soir, je suis retourné au cybercafé où j’allais il y a un an, pour voir si Daphnée y était.
Il y a une semaine, j’ai vécu le pire jour de ma vie depuis 7 ans.
Il faut que j’arrive au bout de ce projet. Ensuite, je pourrai retourner au silence.
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