En attendant que Yaeelle (voir ses deux commentaires sur le billet d’hier) réponde à une question que je lui ai posée en privé, je peux dire que je suis toujours stupéfait de voir la facilité avec laquelle certaines personnes — ou plutôt un certain discours — parviennent à démonter les constructions et les illusions de la conscience. Toujours est-il que je ne comprends pas bien la nature de son geste dans son premier message ; je redoute toujours les tentatives d’analyse sauvage — quand elles ne viennent pas de moi… Il manque ici certains éléments objectifs et subjectifs pour poursuivre sur la voie qu’elle a ouverte.

 

La sincérité est un masque. Est-il besoin de le rappeler ? Ce récit est une reconstruction, qui ne dit pas tout, comme je l’ai annoncé dans l’avant-propos, et le redirai dans l’épilogue. C’est une tentative de transposition littéraire d’une angoisse, qui me cache, et dissimule au lecteur la vérité de mon désir — le matériel clinique que je livre n’est pas destiné à nourrir une séance d’analyse en direct ; du coup, je me dis que l’expression « matériel clinique » n’était peut-être pas appropriée, je voulais désigner un matériau brut, un ensemble d’éléments pour un « travail » prochain. La vérité s’énoncera ailleurs.

 

Par devantdaphnee - Voir les 0 commentaires
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