En ne refusant plus le désir de Daphnée, j’accepte de la perdre. Je vais pouvoir commencer le deuil.

 

La passion que je viens de raconter est une reconstruction, une approche partielle de la réalité, ma représentation après-coup des événements. Tout n’a pas été dit, certaines choses ont été cachées. En particulier, j’ai tu les raisons pour lesquelles je ne voulais pas rencontrer Daphnée. Je n’ai pas jugé utile de justifier pourquoi je recherchais une relation virtuelle. Sur cette question, chacun tirera les conclusions qui semblent s’imposer. Je veux simplement dire que cette relation valait la peine d’être vécue, comme elle a été vécue, même au prix de la souffrance.

 

L’ironie de l’histoire, c’est que Daphnée a fini par la prendre, sa raclée ; je n’ai fait que répondre à sa demande de soumission. Elle ne s'attendait sans doute pas à recevoir une telle correction.

 

Bientôt, elle quittera ma pensée ; il restera ces mots, éloignés du souvenir que j’en aurai gardé.

 

Je continuerai à vouloir faire de ma vie un roman. Car je veux donner du sens au monde à travers ces épreuves.

 

*          *

*

 

Où vont les sentiments lorsqu’ils meurent ?

 

 

Strasbourg, 7 avril – 13 mai 2008

 

par devantdaphnee ajouter un commentaire commentaires (1)   

Visiteurs

Actuellement

1   personne(s)

Commentaires

M'écrire

Contact - C.G.U. - Signaler un abus