Le 1er janvier 2008, je décidai de me rapprocher de Daphnée. Fermement résolu à reprendre en main notre relation, sans lui laisser d’autre choix, j’écrivis une nouvelle histoire dans laquelle, après les absences de l’automne, je mettais en scène son retour. Au titre des résolutions de la nouvelle année, Mademoiselle promettait de se consacrer entièrement au service de Monsieur, sans négligence cette fois, et se montrait prête à tous les usages.
Daphnée fut très motivée par ce retour, qu’elle jugeait nécessaire ; elle était déterminée à être plus souvent présente, car les histoires et notre complicité lui manquaient autant qu’à moi. En quelques mots de remerciement, elle me fit comprendre qu’elle m’était plus que jamais dévouée, et qu’elle ne faillirait plus à ses obligations.
Les scènes érotiques répondaient à son souhait d’une plus grande soumission. Elle ne s’y attendait pas et fut bouleversée par la violence du plaisir qu’elle éprouva — elle « adorait ». De mon côté, je dus reconnaître que je n’étais pas mécontent d’accueillir son retour par une bonne correction.
Dans cette histoire, j’offrais Mademoiselle à des ouvriers aux manières rustres, très éloignées de l’amabilité et de la galanterie auxquelles je l’avais habituée ; ceux-ci n’usaient d’aucune délicatesse et lui faisaient subir leurs assauts répétés sans ménagement. Cet épisode choqua Daphnée, et lui procura en même temps un plaisir nouveau, incomparable, qu’elle découvrit avec ravissement — un épisode qui restait cependant sous mon contrôle, et dans lequel elle se sentait en sécurité.
Je mettais également en scène un architecte et une attachée de presse — des amis sérieux —, qui nous accompagnaient pendant une soirée. Daphnée dut trouver la description convaincante, car elle me demanda si je connaissais réellement ce couple, qui avait l’air « sympathique ».
Je ne compris pas sur le moment qu’elle exprimait pour la première fois son désir de pratiquer l’échangisme.
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